Le jeu de Rami 40 est la version anglaise du Rami 51 (aussi appelé Kaluki, Kalooki(e)). Il se joue donc lui aussi avec des Jokers, qui rendent le jeu plus complexe et plus intéressant. Ici, il faut que les combinaisons d’une main atteignent un total en valeur de 40 points minimum (contre 51 au Kalooki classique), avant de pouvoir être étalées sur la table.

Il est aussi interdit de piocher dans la défausse, sauf pour étaler ses cartes. Le gagnant est le premier à se débarrasser de toutes ses cartes (d’un seul coup ou au fur et à mesure, en formant des combinaisons et en ajoutant des cartes complémentaires aux combinaisons des autres joueurs).

Jouer

Le déroulement du jeu Rami 40

Le Rami 40 se joue avec deux jeux de 52 cartes, et deux jokers, ce qui fait un total de 106 cartes. Chaque joueur eu reçoit 13.

Les figures ont pour valeur 10 points, l’as vaut 11 points, et le Joker 15 (les autres cartes comptant pour leur valeur).

Le Joker, comme au Kalooki classique, peut remplacer n’importe quelle carte dans n’importe quelle combinaison, prenant dès lors la valeur de la carte à laquelle il se substitue. Il ne vaut 15 points que quand il reste dans la main d’un joueur (points de pénalité).

Comme dans les autres jeux de rami, les cartes non distribuées sont posées face cachée sur la table, formant la pioche ; et une carte retournée et placée près de la pioche devient la défausse.

Un tour se déroule ainsi:

  • Le joueur doit tirer une carte dans la pioche ou la défausse.
  • S’il a pris une carte dans la défausse, le joueur est obligé d’étaler une ou plusieurs de ses combinaisons (avec un minimum de 40 points si c’est la première fois qu’il étale des cartes). S’il a tiré dans la pioche, ce n’est pas obligatoire (et d’ailleurs pas toujours possible) d’étaler une combinaison. A ce moment du tour, on peut aussi ajouter des cartes à des combinaisons déjà étalées (qu’elles soient les siennes ou celles des autres joueurs), notamment un Joker.
    Attention: au Rami 40, l’As ne peut se placer qu’après le Roi dans une suite, pas avant le 2.
  • Enfin, le joueur doit se défausser d’une carte.

Si la pioche s’épuise, les cartes de la défausse sont mélangées et la remplacent, face cachée. La carte rejetée par le dernier joueur ayant pioché auparavant, devient la nouvelle défausse.

Le rôle des Jokers

Comme on l’a vu, ces derniers se placent dans n’importe quelle combinaison pour remplacer une carte manquante, et prennent alors sa valeur. Comme au Kalooki classique là encore, on peut remplacer un Joker étalé dans une combinaison par d’autres cartes, pour réutiliser celui-ci.

Dans un brelan 10, 10, J, un joueur peut ajouter deux 10 complémentaires pour en faire un carré, et réutiliser le Joker ailleurs (par contre, dans un carré 10, 10, 10, J, le Joker est impossible à retirer).

Dans un brelan 10, J, J, on peut de la même façon échanger deux 10 contre un Joker, formant ainsi un carré fermé 10, 10, 10, J.

Dans une suite, il suffit d’échanger le Joker contre la carte qu’il représente.

A part les situations décrites ci-dessus, aucun changement ne peut être opéré dans les combinaisons déjà étalées: une carte ne peut être ni changée de place, ni retirée, seulement ajoutée.

Les types de victoire

La partie est terminée quand un joueur s’est débarrassé de toutes les cartes de sa main. Il y a deux façons d’y arriver, qui présentent des différences dans le compte des points:

  • La Sortie Rami: si un joueur se débarrasse de ses cartes en plusieurs combinaisons, et en rejetant sa dernière carte dans la défausse.
  • « Going Rami »: si un joueur étale toutes les cartes de sa main en une seule fois et ajoute des cartes aux combinaisons déjà étalées (contrairement au Rami 51, ce dernier mouvement n’est pas considéré comme une Sortie Rami).

Dans le cas d’un « Going Rami », les autres joueurs ne peuvent pas ajouter de cartes aux combinaisons du gagnant, ce qui est un grand avantage pour ce dernier, par rapport à une Sortie.

Le calcul du score

  • Dans le cas d’une Sortie Rami, les perdants reçoivent comme points de pénalité la somme des valeurs des cartes restant dans leur main (selon les valeurs exposées plus haut).
  • Dans le cas d’un « Going Rami », on attribue aux perdants le total des valeurs des cartes restant dans leur main, plus vingt-cinq, en points de pénalité.

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