Le Kalooki (aussi orthographié Kalookie, Kaluki, etc.) ou Rami 51 est un jeu de rami utilisant les Jokers comme cartes blanches. Ces deux cartes peuvent en effet prendre la place de n’importe quelle autre carte dans n’importe quelle combinaison, ce qui ajoute de l’intérêt au jeu.
Au Kalooki, une main doit totaliser au moins 51 points avant d’être étalée sur la table. Le gagnant est le premier joueur à se débarrasser de toutes les cartes de sa main en une fois – ce qui s’appelle « Going Rami » – ou en plusieurs fois, au fur et à mesure – ce qui s’appelle une Sortie Rami.
Le déroulement du jeu
On distribue 13 cartes à chacun des joueurs, et les cartes restantes sont placées face cachée sur la table – c’est la pioche. Une carte est tirée et placée à côté de ce tas, face découverte – c’est la défausse.
Un tour se compose de trois actions:
• D’abord, le joueur tire une carte de la pioche ou de la défausse.
• Puis, éventuellement, il forme un nouveau brelan, carré ou suite ; il peut aussi ajouter des cartes à des combinaisons déjà posées sur la table, que ce soit les siennes ou celles des autres joeurs.
• Enfin, il se défausse d’une carte de sa main.
Si la pioche est vidée, la défausse est mélangée et placée face cachée sur la table, formant une nouvelle pile de pioche. La carte défaussée par le joueur qui a tiré en dernier dans l’ancienne pioche, est placée face découverte à côté de la nouvelle pioche, formant la nouvelle défausse.
Le rôle des Jokers dans le jeu de Kalooki
Un Joker peut être utilisé dans n’importe quel carré, brelan ou suite – que l’on vient de constituer, ou déjà posés sur la table – pour remplacer une carte manquante. Quand il est ajouté à une combinaison, il prend la valeur en points de la carte qu’il représente ; et quand il reste dans la main d’un joueur jusqu’à la fin du jeu, il vaut 25 points de pénalité.
En règle générale, on ne peut pas modifier l’ordre des combinaisons déjà étalées sur la table ou retirer des cartes : seulement en ajouter. Mais dans certains cas, il est tout de même possible de remplacer un joker par une ou d’autre(s) carte(s), pour ensuite le réutiliser dans une autre combinaison:
• Si un brelan contient un Joker, un joueur peut l’échanger contre les 2 cartes qui manquent pour en faire un carré. Par exemple, avec 10, 10, Joker, il faut ajouter les deux 10 restants pour retirer le Joker ; dans le cas d’un carré 10, 10, 10, J, il devient par contre impossible de réutiliser le Joker.
• Dans un brelan contenant 2 Jokers (disons 10, J, J), un joueur peut ajouter deux cartes manquantes (deux 10) et retirer l’un des Jokers. Il fait alors du brelan un carré avec un Joker impossible à échanger.
• Si une suite contient un Joker, un joueur possédant la carte représentée par ce dernier peut le remplacer par cette carte et le réutiliser ailleurs.
Gagner au Kalooki
La partie s’achève quand un joueur tire une carte, étale sur la table toutes ses cartes sauf une, et défausse sa dernière carte. Il n’y a pas de possibilité pour les autres joueurs de poser leurs combinaisons prêtes ou d’ajouter des cartes aux combinaisons étalées, contrairement à certains autres jeux de rami : la partie est immédiatement terminée.
La Sortie Rami
C’est ainsi que l’on appelle la fin de la partie si le gagnant a étalé ses combinaisons au fur et à mesure, en plusieurs tours.
Going Rami
C’est le nom de la fin de partie si le gagnant se débarrasse de toutes les cartes de sa main en une seule fois, lors de son dernier tour.
Le compte des points
Avec une Sortie Rami, chaque joueur écope de la somme de la valeur des cartes restant dans sa main comme points de pénalité.
Dans le cas d’un « Going Rami », chaque joueur reçoit comme points de pénalité la somme de la valeur des cartes restant dans sa main, plus 25 points de pénalité supplémentaires.
(Les As sont égaux à 11 points, les Jokers à 25 points).



